Dans la période de
confusion que nous traversons il est nécessaire de savoir évaluer et présenter correctement les diverses alternatives proposées pour lutter contre le réchauffement climatique. Voici le résumé
d’un argumentaire souvent utilisé par l’auteur de ces lignes.
I – Commencer par commenter les quatre règles qui suivent conçues pour dépister l’imprécation ou la prophétie eschatologique, distinguer les scientifiques honnêtes des gourous de la repentance, dénicher les vérités cachées par des lobbyistes de tous bords !
Les problèmes climatiques priment les problèmes énergétiques. Ce qui importe est de sauver le climat.
La réduction des émissions de CO² résulte d’une économie de combustibles fossiles, ce qui ne signifie pas nécessairement économie d’énergie.
Les moyens étant limités, il faut définir un critère d’efficacité permettant de donner la priorité aux mesures les moins onéreuses. Le critère du « coût du carbone évité » c'est-à-dire du surcoût qu’entrainerait une action destinée à réduire les émissions de gaz à effet de serre le permet.
L’homme dont l’épanouissement est indissociable de son environnement, sera toujours placé au centre des débats.
II - Donner quelques exemples en précisant que l’application des règles qui précédent entraine de nombreuses conséquences, pertinentes pour certains, impertinentes voire iconoclastes pour d’autres… (le site : www.sauvonsleclimat.org regorge d’exemples)
III – Elever le débat par un couplet optimiste : la situation est grave, mais n’est nullement désespérée. Rassurer en expliquant à ceux qui craignent que la lutte pour le climat n’impose des restrictions négatives pour la croissance et l’emploi que d’immenses chantiers sont devant nous. On va manquer de bras.
Montrer que nous sommes au milieu d’un gué et que nous pourrons le traverser, mais qu’il est trop tard pour revenir en arrière. Il faut presser le pas, mais il est déjà possible d’entrevoir sur l’autre rive de nouveaux gisements de prospérité plus équitablement répartis.
Expliquer que plus que jamais l’immobilisme est interdit, qu'il faut cesser de s'accrocher désespérément à des formes anciennes, pour la bonne raison qu'elles sont déjà mortes… Que la lutte contre l’effet de serre peut être une chance : en obligeant l’humanité à se resserrer autour d’un défi pour la première fois commun, elle va lui permettre de franchir une étape considérable vers une nouvelle forme d’organisation.
IV – Conclure en précisant que les politiques ne bougeront que si l’opinion publique bouge et qu’il est donc indispensable, en dépit de la douce somnolence que provoque chez beaucoup d’entre nous toute étude consacrée à prévoir l’avenir, que chacun contribue à éclairer et sensibiliser son entourage.
L’auteur de ces lignes, un peu sommaires, se fera un plaisir de les préciser en répondant aux commentaires qu’elles susciteront.
J.M.